Près de 91 900 logements ont bénéficié en 2024 d’une rénovation énergétique d’ampleur avec une aide de l’Anah (Agence nationale de l’habitat), pour 2,4 milliards d’euros de subventions. Derrière ce chiffre, il y a une réalité très concrète pour vous : plus de 46 800 passoires thermiques (logements très mal classés au DPE) ont été rénovées, avec en moyenne 41 500 euros de travaux financés à 63 % par les aides publiques.
Que vous soyez propriétaire occupant, bailleur ou en copropriété, ces données récentes donnent une idée beaucoup plus précise de ce que vous pouvez attendre d’un projet de rénovation globale, des aides MaPrimeRénov’ Ampleur et de l’impact sur votre DPE et vos futures obligations.
MaPrimeRénov’ Ampleur est une aide gérée par l’Anah pour les rénovations dites "d’ampleur", c’est-à-dire des travaux importants qui permettent de gagner plusieurs classes sur le DPE (diagnostic de performance énergétique). En 2024, 91 900 logements ont engagé ce type de rénovation avec une aide de l’Anah, pour un montant total de 2,4 milliards d’euros de subventions. Concrètement, cela correspond à des chantiers complets (isolation, chauffage, ventilation, etc.) et pas à de simples petits travaux ponctuels.
Les chiffres montrent que les ménages modestes concentrent 43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur, contre seulement 12 % pour les ménages plus aisés. Autrement dit, si vos revenus sont modestes, vous êtes au cœur de la cible de ces aides. Les copropriétés représentent 42 % des rénovations réalisées, ce qui signifie que les immeubles collectifs se mobilisent fortement pour sortir du statut de passoire thermique et améliorer leurs DPE.
Au total, 46 800 passoires thermiques ont été rénovées en 2024 grâce aux aides de l’Anah, soit 51 % des logements aidés. Parmi les bénéficiaires de MaPrimeRénov’ Ampleur, cette part grimpe même à 74 %. Si votre logement est très mal classé au DPE, ces données montrent qu’il est tout à fait possible de le rénover en profondeur, avec un soutien financier important. Cela peut vous permettre de sortir des classes les plus basses, de réduire vos factures d’énergie et de mieux valoriser votre bien en cas de vente ou de location.
Les chiffres ne créent pas une nouvelle obligation, mais ils illustrent une tendance forte : de plus en plus de propriétaires de passoires thermiques engagent des rénovations lourdes avec des aides publiques importantes. Si vous êtes bailleur d’un logement très mal classé, ces travaux peuvent devenir quasiment incontournables à moyen terme pour continuer à louer dans de bonnes conditions. Si vous êtes propriétaire occupant, ils peuvent vous éviter une décote importante à la revente et améliorer nettement votre confort.
En 2024, le montant moyen des travaux pour ces rénovations d’ampleur a été établi à 41 500 euros par logement. Il s’agit donc bien de projets conséquents, qui combinent en général plusieurs types de travaux (isolation, changement de système de chauffage, ventilation, etc.). Ce n’est pas un simple remplacement de chaudière, mais une transformation globale de la performance énergétique du logement.
Le taux moyen de prise en charge par l’Anah était de 63 %. Concrètement, sur 41 500 euros de travaux, un ménage type a vu environ les deux tiers du coût couverts par les subventions. La part qui reste à votre charge dépend ensuite de vos revenus, du type de travaux et des autres aides mobilisées, mais ces chiffres montrent qu’une rénovation lourde n’est plus réservée aux foyers les plus aisés.
Les copropriétés représentent 42 % des rénovations aidées. Si vous êtes copropriétaire, cela veut dire que les travaux votés en assemblée générale (isolation de façade, toiture, chauffage collectif, etc.) peuvent entrer dans ce type d’opération d’ampleur. L’impact direct pour vous : une meilleure note au DPE collectif, une valeur de revente plus solide et, en tant qu’occupant, des charges de chauffage potentiellement allégées.
Pour les bailleurs, ces rénovations permettent de sortir du statut de passoire thermique, ce qui sécurise la mise en location et limite les risques de vacance ou de décote du loyer. Le dispositif Loc’Avantages, qui ne représente que 3 % des rénovations dans ces chiffres, montre que d’autres mécanismes existent, mais qu’ils restent minoritaires face à MaPrimeRénov’ Ampleur et aux aides de l’Anah pour les gros chantiers.
La première étape reste de connaître précisément la performance énergétique de votre logement via un DPE à jour, et, pour les projets importants, de passer par un audit énergétique (une étude détaillée des travaux à réaliser et des gains possibles). Si votre bien est mal classé, les chiffres récents montrent que les passoires thermiques sont clairement prioritaires dans les aides, en particulier via MaPrimeRénov’ Ampleur où elles représentent 74 % des logements aidés.
En pratique, vous pouvez : faire réaliser ou actualiser votre DPE, vérifier si votre logement est considéré comme passoire thermique, puis étudier, avec un professionnel, un scénario de rénovation globale plutôt que des petits travaux isolés. Les données publiées (91 900 logements rénovés, 41 500 euros de travaux en moyenne, 63 % pris en charge) montrent qu’un projet ambitieux est aujourd’hui largement soutenu financièrement, surtout si vos revenus sont modestes ou si vous êtes en copropriété prête à se lancer.
Les chiffres récents des rénovations d’ampleur aidées par l’Anah confirment une chose : les passoires thermiques ne sont plus une fatalité, et les aides publiques peuvent couvrir une grande partie des travaux. Si votre DPE est mauvais, si vous êtes en copropriété ou bailleur d’un logement énergivore, c’est le bon moment pour vous informer, faire réaliser les diagnostics nécessaires et envisager un projet global de rénovation, avec un accompagnement adapté à votre situation.
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